19/11/09Hyundai a le vent dans les voiles!
Hyundai , il n’y a pas si longtemps, était un constructeur marginal. Au fil des années, cette entreprise coréenne a pris du gallon et, depuis son association avec Kia , revendique la quatrième position au monde (avec 2 153 000 unités durant les six premiers mois de 2009), devançant Ford , derrière Toyota , Volkswagen et General Motors. Remarquez que ce classement date d’août, une éternité en temps automobile.
Quoiqu’il en soit, Hyundai est sur une lancée qui ne semble pas près de s’arrêter. Aujourd’hui, plusieurs sites internet faisaient état d’une troisième usine Hyundai en Amérique du Nord. On en retrouve déjà une en Alabama et une autre est en construction en Georgie. Le Mexique, semble-t-il, serait en bonne position pour obtenir cette usine d’une capacité de 150 000 véhicules par année qui ouvrirait ses portes en 2013. Dire que Hyundai avait une usine juste ici, à Bromont… Mais cette usine n’a jamais vraiment décollé et sans doute que nous ne saurons jamais les vraies raisons de la désaffection de Hyundai envers son usine bromontoise. On peut toutefois mentionner que l’usine a commencé à produire la Sonata au même moment où les ventes de Hyundai diminuaient en Amérique, après l’engouement (justifié?) des gens envers la Pony et la Stellar. Il y a aussi le fait qu’il s’agissait de la première usine de Hyundai en Amérique et que les Coréens et les Américains ne comprenaient probablement pas la culture de l’autre. En plus, ce projet ne semblait pas très bien préparé dès le départ. À l’époque, j’avais appliqué pour un emploi à l’usine de Bromont et j’ai été très déçu de ne pas avoir le poste convoité. Quelques mois plus tard, je m’en félicitais! Quoiqu’il en soit, Hyundai, comme n’importe quelle entreprise à but lucratif, prend ses décisions en fonction de ses intérêts, pas de ceux d’une population. ![]() Il fallait sauver Vauxhall pour la police britannique
Dans toutes les discussions qui se sont déroulées dans le cadre de la vente du groupe Opel à Magna et ses associés russes, on ne parlait que d’Opel. Mais il ne faut pas oublier que cette entente qui n’a finalement pas eu lieu comprenait également la marque Vauxhall, l’équivalent de Opel en Grande-Bretagne. D’ailleurs, les britanniques se sont offusqués d’être ignorés par la presse. D’autant plus que les plans de restructuration financière prévoyaient le congédiement de plusieurs employés de Vauxhall, au grand dam des syndicats anglais, toujours très virulents lorsqu’on parle de congédiement d’employé.
Mais la principale raison pour sauver Vauxhall aux yeux des britanniques était de permettre aux policiers britanniques de rouler dans un véhicule de fabrication britannique. Imaginez-vous Scotland Yard en Peugeot ou en Renault ! En effet, au fil des années, la maréchaussée anglaise a vu ses voitures de fabrication nationale devenir de plus en plus rares. Il y a eu les Austin, les Wolseley et les Morris entre autres. Puis, les inspecteurs de Scotland Yard roulaient en Jaguar , du moins si les films policiers de l’époque étaient véridiques, mais ces voitures sont devenues trop onéreuses au fil des années. Puis ce furent les Rover, une autre marque nationale qui est passée dans le camp des allemands avant de disparaître tout simplement. La plupart des corps policiers se sont alors tourné vers Vauxhall dont la diversité des modèles et leur identification britannique convenaient à merveille. Cette marque demeure toujours leur bouée de sauvetage car toutes les autres voitures produites sur l’île sont des marques étrangères tandis que la filiale d’Opel est majoritairement vendue dans ce pays. En fait, la seule marque d’automobile encore la propriété d’intérêts nationaux est LTI, pour London Taxi International établie à Coventry, qui fabrique les célèbres taxis londoniens depuis 1948. Pour les férus de petite histoire, cette compagnie a été établie en 1919 et portait à l’origine le nom de Carbodies Ltd. Détail intéressant, cette voiture à la silhouette unique est propulsée par un moteur diesel VM Motori de 2,5 litres d’une puissance de 102 chevaux et d’origine italienne. Conçu spécifiquement pour répondre aux exigences des transports par taxi, cette LTI LX4 serait très mal adaptée à une utilisation policière. Les poursuites policières seraient certainement choses du passé. Par contre, les prisonniers assis à l’arrière y seraient confortables. Pour l’instant, Vauxhall semble sauvée de la disparition et ce sont les policiers britanniques qui seront contents : ils vont rouler dans un produit fabriqué dans leur pays. 16/11/09Les moteurs européens à petite cylindrée
Exception faite des véhicules hybrides qui utilisent des moteurs atmosphériques de faible cylindrée, associés à un moteur électrique et de la très citadine smart Fortwo à moteur trois cylindres de seulement 1,0 litre, on constate que chez nous en Amérique, on ne peut se prévaloir d’un moteur à essence dont la cylindrée ne peut être moindre que 1,5 litre, sinon sacrilège…
Or, si l’on regarde la nomenclature des différents moteurs ‘4 cylindres à essence’ offerts sur les échiquiers automobiles du vieux continent, on s’aperçoit que la cylindrée de ceux-ci varie selon les constructeurs, passant de 1,0 à 1,6 litre, si on ne tient compte que des motorisations considérées comme économiques et nonobstant leurs dérivés au gazole. De plus, nombreux sont les constructeurs français et italiens, voire certains britanniques ou allemands à offrir des motorisations dites d’entrée de gamme, réservées à seulement un modèle ou deux par constructeur, à trois cylindres et dont la puissance ne dépassera pas les 70 chevaux. Cette approche des européens, est entre autres, le résultat des prix de l’or noir qui sont depuis des lunes, beaucoup plus élevées qu’en Amérique, les obligeant ainsi à voir plus petit et surtout plus économique, avec ou sans moteur diésel. Des décisions prises d’abord pour le marché américain Saviez-vous que les concessionnaires Mercedes-Benz États-Uniens ont refusés de vendre le modèle de Classe B, puisqu’il ne répond pas aux goûts et aux valeurs de nos voisins du sud. Rappelons aussi, que la minuscule Smart Fortwo, propriété du Groupe Daimler AG, n’est pas distribué aux États par les concessionnaires Mercedes-Benz, mais par le Groupe de Roger Penske…ce qui veut tout dire! Mais avec la montée vertigineuse du prix du pétrole, il y a déjà deux ans de cela, plusieurs sympathiques américains ont dû se rabattre sur des voitures plus petites et surtout plus économiques, qui heureusement gagnent en popularité là-bas, mais dont les moteurs quatre cylindres les moins énergivores, ont toujours une cylindrée soit de 1,5 ou 1,6 litre. La Nissan Versa avec son moteur quatre cylindres de 1,8 n’est pas considérée comme une voiture très économique. L’exemple par excellence La toute nouvelle Volkswagen Golf 2010 qui nous offerte en Amérique depuis peu, dispose d’un moteur quatre cylindres de 2,5 litres en entrée de gamme, lequel dégage 170 chevaux. A noter, que ce moteur n’est même pas offert en Europe. Sur l’échiquier automobile européen, la Golf est offerte avec un moteur de base, quatre cylindres de 1,4 litre qui développe seulement 80 chevaux. Il faut bien sûr admettre que la boîte manuelle demeure très populaire là-bas. Toutefois, les nouvelles boîtes automatiques semblent gagner du terrain. Les Gaulois d’Amérique Même les canadiens au-delà des frontières du Québec, ne sont pas vraiment friands de voitures économiques. A la rigueur, ils vont se procurer une voiture compacte, mais à l’instar des américains ils volent plus facilement au secours du marché des voitures et véhicules de catégorie intermédiaire, voire des camions, notamment dans les provinces de l’ouest. Par contre, nous les Québécois qui forment toujours une société distincte à travers l’Amérique, nous pourrions plus aisément nous prévaloir de voitures plus petites et plus économes avec un moteur plus frugal, dont la cylindrée pourrait évoluer entre 1,0 et 1,4 litre. De plus, ces voitures dites ultra économiques seraient alors offertes à des prix plus alléchants, tout en répondant adéquatement aux besoins de nombreux de citoyens. 11/11/09Charger, une surprise
Je reviens tout juste de Montréal ou j'y ai suivi une formation sur l'ergonomie. Bien que le sujet ait été très intéressant, c'est plutôt mon voyage pour m'y rendre qui a retenu mon attention. Comme je partais de Québec, la compagnie pour laquelle je travaille m'avait autorisé à louer une voiture . Et vous comprendrez que j'en ai profité pour choisir une voiture que je n'avais jamais conduite. Or donc, entre une Mazda 6, une Hyundai Elantra et une Dodge Charger, mon choix s'arrêta sur cette dernière. Une belle Charger SXT noire, modèle similaire a celui utilisé par la Sureté du Québec pour ses voitures banalisées.
Aussitôt assis derrière le volant, la surprise est de taille. Les sièges sont extrêmement confortables et l'espace disponible pour les passagers dans l'habitacle s'avère plus que suffisant, d'autant plus que le pare-brise peu incliné permet de libérer beaucoup d'espace pour la tête. Et le volume est aussi généreux à l'arrière que dans le coffre. Deuxième constat, la planche de bord présente un design épuré et ergonomique. Aucun artifice, l'essentiel est a porté de la main. Mais la plus grande surprise, je l'ai eue sur la route. La motorisation V6 de 3,5 litres est assurément adaptée au véhicule et permet des accélérations raisonnables tout en émettant une sonorité agréable. Autre constat, le châssis semble extrêmement rigide puisqu'aucun bruit de caisse ne se fait entendre. Ah oui, c'est vrai, la Charger hérite de la caisse de la Mercedes Classe E. La pédale de l'accélérateur est facilement modulable et juste assez ferme pour éviter les soubresauts d'une mauvaise utilisation. Sur autoroute, la Charger est tout aussi étonnante. L'insonorisation mérite une excellente note alors que les bruits de vent son pratiquement inexistants. Les immenses pneus de 17 pouces assurent un confort inégalé et de concert avec les suspensions, ils procurent une tenue de route stable et solide. Le grand empattement de la Charger ainsi que son poids permettent de bien accrocher le véhicule à la route. La direction est précise et bien assistée. Vraiment, la surprise est de taille, on prend un vilain plaisir à conduire cette voiture. Je dois cependant admettre que la Charger n'est pas parfaite. Elle n'est pas la moins chère, n'est pas la plus petite et sa consommation ne situe pas sous les 5 litres aux 100 km. Cependant, certaines voitures se trouvent dans l'ombre et mériteraient plus d'attention. La Charger fait partie de ce groupe. Elle est discrète mais cache un ensemble très bien ficelé, capable de rivaliser avantageusement avec les voitures allemandes ou japonaises. Malheureusement, les voitures de références sont aujourd'hui ces mêmes modèles japonais et allemands qui font paraitre désuète les véhicules américains. J'avais un préjugé défavorable envers cette voiture et je m'en excuse à Chrysler ! 09/11/09![]() Les conducteurs n'aident pas la cause
Il m'arrive souvent de circuler sur les routes et de voir comment le comportement des conducteurs est bien souvent responsable des bouchons de circulation. Sur certaines autoroutes, les chicanes d'entrées de sorties créent de la congestion simplement car les conducteurs ne prennent pas le temps d'accélérer dans la voie d'accès pour ensuite accéder à l'autoroute alors que plusieurs préfèrent se tasser rapidement et même couper la ligne pour accéder à la voie d'extrême gauche, faisait ainsi freiner les autres conducteurs.
On s'enrage tous contre ceux qui viennent couper la file à la dernière minute et qui forcent les autres à freiner, créant ainsi des bouchant interminables à l'approche d'une sortie importante et ce, dans les deux voies. Que dire de ceux qui tournent en double à des intersections pour ne pas attendre en file. Voilà la mode de la conduite "Me, myself and I". Nos petits gestes égoïstes semblent nous aider à comprimer le peu de temps que nous avons dans une journée, mais à quel prix? Bref, on pourrait énumérer une panoplie de gestes du même type. Pourtant, ce sont toujours les autres conducteurs qui en sont responsables. Je n'ai jamais encore rencontré l'un de ces conducteurs. En vérité, je ne connais personne qui n'ait pas une fois fait un tel geste. Si un ordinateur contrôlait les voitures des gens et conduisait de la manière la plus efficace, on verra la disparition de plusieurs bouchons de circulation et surtout, de l'ordre et de la rigueur sur les autoroutes à trois voies. Vous savez, les véhicules plus lents et les fardiers dans la voie de droite, ce qui laisserait la voie du centre pour les véhicules plus rapides et finalement, la voie de gauche uniquement pour les dépassements ? Voilà ce qu'il manque sur nos routes, une structure et un code de conduite. Cependant, tout ça n'est pas enseigné dans les écoles et surtout, ça ne rapporte pas de taxes à nos gouvernements. Pourquoi sensibiliser les gens au bon sens et leur faire confiance, vaut mieux tout contrôler par des lois ! |
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